Tour guidé de la Grivelière
Vieux-Habitants, Basse-Terre, Guadeloupe, Antilles françaises, France, Union Européenne
L’habitation de la Grivelière est une ferme coloniale atypique: elle a été fondée par des moines qui se servaient eux aussi d’esclaves. Elle portait alors le nom de Fabrique de la paroisse St. Joseph des Vieux-Habitants. De nos jours, l’ensemble fermier se trouve dans la zone centrale du Parc National de Guadeloupe. La Grivelière est classée au titre des monuments historiques et gérée actuellement par une association à but non-lucratif. Elle n’est visitable qu’au cours d’un tour guidé, mais qui est fort intéressant. L’heure des visites est assez aléatoire et le kiosque d’entrée n’est pas gardé lorsqu’un tour est guidé car c’est la même personne qui garde l’entrée et qui fait le tour.
La Grivelière est typique des anciennes habitations des hauteurs de la Côte sous le Vent (face ouest de Basse Terre). Il s’agit d’un ensemble agricole traditionnel parmi les mieux conservés des Petites Antilles.
Voir aussi la page Visites culturelles en Guadeloupe.
On se trouve dans la forêt tropicale et c’est sous et avec l’aide de celle-ci que l’on cultive ici le café (qui préfère pousser plus haut). Il n’est pas très clair si on poursuit vraiment la culture du café ou si on entretient seulement les plants de café existants.
Vue de la vallée du domaine de la Grivelière, nous nous trouvons dans les montagnes, mais pas sur les hauteurs.
le chemin est glissant après la pluie (qui peut s’abattre fréquemment ici).
L’ensemble des maisons de l’habitation semble bien entretenu.
La terrasse (ou le glacis) en mortier de chaux permettait le séchage des grains (café, cacao) ou épices.
Au fond la maison du maître de l’exploitation et à droite le grand hangar avec des grandes surfaces pour sécher les grains de café. Le grand hangar à droite est un lieu de stockage mais ici aussi l’endroit de fermentation des fèves de cacao. L’exploitation caféière fonctionna jusqu’en 1983 et on cultivait 90 hektares.
Sur la photo au fond: la Crête Boudin.
Un canal dévie l’eau de la rivière et cette eau actionne des machines rotatives dont la déceriseuse, un appareil grattant la première couche du fruit du caféier.
Un boucan est un séchoir. Le géreur désigne en créole le contre-maître.
Toute la ferme et la dizaine de maisons qui la forment est classée aux monuments historiques depuis 1987. Les maisons principales ont été restaurés ces dernières années.
Les grains de café décerisées sont séchés au soleil. Mais comme il pleut souvent, on doit pouvoir les ranger vite au sec. On les glisse donc sous les maisons (grand tiroirs appelés claies).
Dans la main de la guide: la grande cerise devant est de l’arabica.
Le café parche sont les graines décerisées et lavés pour enlever la couche de pectine collante. Il reste le parchemin sur le grain, qui sera enlevé après le séchage.
Les cabosses de cacao contiennent de nombreuses graines regroupées en épis et appelées fèves de cacao riches en amidon, en matières grasses et en alcaloïdes. Il faut les ouvrir, laver, sécher et fermenter pour en extraire le goût du cacao.
Les cases des esclaves sont en train d’être rénovées. Elles abritaient jusqu’à 45 esclaves et à partir de 1848 la main d’œuvre saisonnière. Elles se trouvent sous les autres bâtiments de la ferme et des maisons du maître et du géreur. Cela leur permettait une meilleure surveillance et d’être à l’abri du bruit et des odeurs. De manière générale, on passe beaucoup sous silence le passé de toutes ces exploitions qui n’étaient bénéficiaire que grâce à l’esclavage autorisé et contrôle par l’état et l’église. La plupart des maîtres-propriétaires n’avaient aucune idée des méthodes d’exploitation et la gérance était souvent désastreuse.
On sonnait les heures de travail avec une cloche, que ce soient les moines, esclaves ou ouvriers d’antan (dans cet ordre historique) ou les bénévoles aujourd’hui. La cloche semble avoir été abrité par toit avant.
On visite l’exploitation avec une vingtaine d’autres touristes. À condition de ne pas toujours coller à l’oreille de la guide, on ne se marche pas sur les pieds.
On construit historiquement en bois en Guadeloupe.
On ne manque pas d’humidité en Guadeloupe.
La forêt guadeloupéenne est verticale, les arbres poussent très hauts, d’autres plantes s’accrochent aux divers étages, soit en étant autosuffisants sur place, soit en élançant des longes racines vers le sol.
Le papayer a des usages alimentaires et médicinaux. Les fibres des tiges et de l’écorce peuvent aussi être utilisés pour la fabrication de cordes. C’est un arbre fruitier à feuillage persistant des régions tropicales humides et sous-humides cultivé pour son fruit, la papaye. Il est originaire du Sud du Mexique (source Wikipédia)
L’arbre à pain (Artocarpus altilis) est un arbre de la famille des Moracées, originaire d’Océanie, domestiqué dans cette région pour son fruit comestible et aujourd’hui largement répandu sous les tropiques. Aux Antilles françaises, les fleurs mâles, appelées tòtòt en Martinique et pòpòt en Guadeloupe, sont consommées confites ou en confitures (source Wikipédia).
L’Anolis carolinensis est une espèce plus communément appelée Anole vert mais aussi Anole américain, Anole à gorge rouge ou même Caméléon américain, dû à sa capacité à changer de couleur mais il ne s’agit pas d’un caméléon, ces derniers faisant partie d’une famille de reptiles différente. Comme son nom l’indique, la couleur de l’anoli est d’un vert vif, mais celle-ci peut tourner au brun ou marron sous l’influence de plusieurs facteurs, tels que l’émotion et l’état d’esprit de l’individu, le camouflage dans l’environnement, ainsi que la température. Les anoles verts sont curieux de nature et ont une bonne connaissance de leurs environnement. Les mâles sont très territoriaux et n’hésitent pas à combattre leurs congénères masculins pour défendre leur territoire. Si un mâle pénètre à l’intérieur du territoire d’un autre mâle, l’intrus se verra poursuivi et chassé vivement mais sans qu’aucune blessure ne survienne. (source Wikipédia).
Les cabosses de cacao poussent directement du tronc et toujours sur le même endroit. Si un fruit est endommagé (comme le plus grand jaune-orange devant à gauche), il faut le retirer à la main, sinon il n’y aura pas de nouvelle fleur ni de nouveau fruit. Devant une alpinia purpurata en fleur.
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